martes, 7 de diciembre de 2010

Élégie à Éros, dieu d’amour

Toi beau dieu de l’amour! Dès longtemps tu le sais,
À la fin, comme Pénélope je resterai
En tissant des amours, les fils si pleins de charmes
Dont la plupart, ne m’ont laissés plus que de larmes.

D’Arès et d’Aphrodite, le doux miel j’ai goûté,
Passion charnel, dont Zeus victime même a été,
Amant mûr et savant, passion rouge comme le vin
Or de soi, il ne m’offre plus qu’un geste vain ;

Sur un lourd nuage je suis si en sommeil
Sans aucune envie je cherche le réveil ;
Personne ne veut être seul, quelle nouvelle !
Mon conseil ? : Ne laisse pas fuir l’âme jumelle.

Ailé Cupidon, flèche blessante et blessée,
Ainsi, tous tes artifices n’ont jamais cessé,
Je te demande donc, dieu érotique mon soin,
Pourquoi si près de moi, me semble-t-il loin ?

Malgré tout, l’espoir fait mon cœur grandir en taille
Mais, c’est quoi l’amour sinon une grande bataille ?
Ma plainte, beau dieu, met ton esprit à zéro,
Car je t’avoue Éros, tu n’es pas mon héros.

Maripaz Chacón

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